Véronique PUTZ

Bonjour Véronique, peux-tu te présenter un peu ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours dessiné et bricolé. Petite, je construis des maisons dans des cartons. Un jour, au collège, mon prof de dessin m’autorise à travailler debout, devant une grande feuille. J’adore cela et ça débloque sans doute quelque chose. Peindre devient une respiration, s’accompagne de gestes qui partent du coeur ! Plus tard, je prends des cours de sculpture. J’adore la matière, travailler dans l’espace. Je fais du modelage et j’expose en 1996 des sculptures en filasse plâtrée dans une galerie de Bordeaux « la galerie ». J’y installe 13 personnages, dans la cave voutée de cet espace d’exposition aujourd’hui disparu et cela plait énormément. J’enchaîne avec une formation à la taille de pierres car j’ai envie de me heurter à la matière.

 

D’où te vient l’inspiration ?

Il y a trois, quatre ans, je renoue avec le dessin et la peinture. Je suis inspirée par les trames. Trame des tissus, accros et rupture des fils. A postériori, je réalise que l’on parle également de trame de vie ! Je travaille ces trames à l’encre de Chine rouge sur de gros papiers chiffon. Si le trait est important, son support l’est tout autant et j’accorde beaucoup d’attention aux supports de mes œuvres petites ou grandes. Ces trames rouges trouvent progressivement leur prolongement dans de grandes toiles très colorées exposées en juillet 2018 à Lormont.

D’autre part, amoureuse du Bassin d’Arcachon, je suis inspirée par les pins et leurs découpes si singulières, ainsi que par le scintillement de l’eau que je cherche à retranscrire sur de grandes toiles brutes, libérées de leur châssis, par des pointillés juxtaposés dans des harmonies de couleurs.

Mes pins sont peints en aplats de couleurs vives. Les troncs trouvent leur marque avec l’encre de Chine.

Enfin, aimant écrire, je trouve également beaucoup de plaisir à faire des collages, en petit format. Ces assemblages minutieux me permettent d’explorer une autre forme d’expression et de raconter des histoires ou de permettre à chacun de s’y projeter.

 

As-tu des Maîtres ?

Mes maîtres sont des peintres contemporains au premier rang desquels je place Pierre SOULAGES pour ces noirs si vibrants et si lumineux. Viennent ensuite, mais je ne peux tous les citer ici, Egon SCHIELE, ROTHKO, Lucien FREUD, KLIMT, Constantin BRANCUSI ou GIACOMETTI en sculpture. Sans oublier les impressionnistes et également la conception particulière des artistes japonais et chinois qui utilisent l’encre.


 

 

Véronique PUTZ :

 

Avec quoi travailles-tu ?

Je travaille avec des encres de Chine noires, rouges et parfois blanches, de l’acrylique, des pigments. Il m’arrive d’ajouter des feuilles d’or ou d’argent dans mes collages et j’ai besoin d’intégrer dans mes œuvres cette touche métallique or, argent ou bronze dont j’aime le miroitement. Je peux explorer différents supports : toile, carton, bois, plastique, etc.

A  quoi ressemble ton quotidien ?

Aujourd’hui, mon temps se répartit pour l’essentiel entre l’écriture et la peinture. Je commence généralement ma journée tôt le matin, lorsque la maison dort encore et que je peux rester concentrée sur les mots, les idées qui arrivent. Je peux ensuite rejoindre une amie pour déjeuner avant de m’installer dans mon atelier pour me consacrer à la peinture ou à l’élaboration de petits objets. J’ai souvent deux ou trois toiles en route. Cela me permet de continuer mes œuvres en respectant des temps de séchage spécifique. Il ne faut pas vouloir aller trop vite !

 

Et demain ? et après ?

Dans un avenir proche, j’envisage de me remettre à la sculpture. J’ai déjà quelques idées précises de ce qui pourrait naître de mes mains…

Comme le dit Francis Ford Coppola « la création est une victoire sur la peur. C’est notre seule destinée ». Il m’apparait aujourd’hui avoir renoué avec mon chemin de vie.

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