L'atelier de Soia

Sophie est la fille d’un tailleur de pierre qui lui a transmis la passion du travail artisanal.

Elle s'est intéressée tout particulièrement à la céramique. Au fil des années son « cœur » s’est dirigé vers le raku.

 

Le mot de l'artiste :

 

"Je suis toujours aussi fascinée par les résultats variant à l’infini, ce qui donne à la pièce son âme.

 

Ma démarche artistique s’inscrit dans la sobriété et la simplicité. Je recherche des lignes souples, souvent tout en rondeur. Dans l’élaboration des mes œuvres, je tends vers le style « japonisant » qui est l’origine de la céramique Raku.

J’aime jouer avec les contrastes ; mon travail réalisé à la plaque, au tour ou aux colombins me permet d’opposer le blanc et le noir, le lisse et le rugueux, le mat et le brillant, seuls artifices qui font ressortir le caractère et l’originalité de la pièce. Parfois une goutte de couleur signe une nouvelle collection.

J’affectionne tout particulièrement les boîtes sous toutes leurs formes. Boîtes à secrets, boîtes à mystères ; il me plait de cacher les ouvertures et leur utilité n’a que les limites de l’imagination."

L’Atelier de SOiA :
L'art du Raku ...
 

Bonjour Sophie, peux-tu te présenter un peu ?

Bonjour, j'ai 54 ans, maman de 3 enfants et grand mère de 5 petits enfants. Je suis céramiste et mon atelier se situe à Pessac Toctoucau. Au début autodidacte, j'ai ensuite suivi un cursus de formations professionnelles chez des artisans potiers et céramistes.

 

D’où vient le nom que tu as donné à ton univers créatif ?

J’ai commencé à signer mes créations avec mes initiales  SOiA et la dénomitation L’Atelier s’est imposée tout naturellement car avoir mon propre Atelier était un rêve qui s’est concrétisé.

 

Depuis combien de temps exerces-tu ton art ?

Cela fait maintenant 13 ans que j'ai mis « les mains dans la terre » Pendant 8 ans, j'ai gardé un autre emploi à mi-temps et depuis 5ans je me suis lancée totalement dans l'aventure de  l'Artisanat.

 

Il s’agit d’une vocation ou tu es tombée dans la créativité par hasard ?

Vocation ou hasard ? Je pourrai dire les deux. Plus jeune, je voulais être archéologue ; fouiller la terre et retrouver des bouts de poteries ! Ce n'est qu'à l'âge de 40 ans qu'avec ma fille nous voulions faire une activité ensemble, et nous avons choisi la poterie et depuis ce jour, je n'ai plus arrêté. Travailler l'argile est devenue une véritable passion.



 

D’où te vient l’inspiration ?

L'inspiration est partout, et l'observation est ma 2ème nature. Une courbe, une ligne, une forme et mon imagination commence à chercher l'objet qui pourrait en découler. J'affectionne tout particulièrement les lignes souples, tout en rondeur. C'est mon côté maternel qui ressort !

 

Quelles sont tes influences ? (personnes, environnement, autres formes d’art)

Mes influences viennent principalement de l'Art Japonais, qui est à l'origine du Raku. Mais j'aime à piocher dans toutes les cultures. L'Afrique est également une source d'inspiration. Toutes les formes d'Art m'attirent, je suis curieuse de tout. Je suis admirative de l'oeuvre de Picasso, grand peintre mais aussi merveilleux céramiste.

 

D’où viennent tes matières premières ?

Je travaille des argiles que l'on trouve en France. Je fabrique mon émail, dont je trouve les différents ingrédients chez des fournisseurs spécialisés. Pour les inclusions, je travaille avec des bronziers et des verriers Français.

 

Une ligne de conduite ?

Me faire plaisir chaque fois que je crée une pièce. Je ne veux pas rentrer dans une logique de production à tout prix. Il faut du temps pour fabriquer une céramique. Ne pas brûler les étapes et les faire bien. Un vieil adage de potier dit «Si tu maltraites la terre, tôt ou tard elle te le rendra » Et je peux vous assurer que c'est la casse assurée.

 

Peux-tu nous présenter brièvement ta collection?

Aujourd'hui, je vous présente une collection de petites boîtes à bijoux qui sont agrémentées de perles. 

 

Peux-tu nous montrer la pièce dont tu es la plus fière ? Pourquoi ?

Je ne suis jamais fière de mon travail, c'est un peu mon défaut. Certains apparentent cela à un manque de confiance, mais je pense qu'on peut toujours faire mieux, c'est la quête de la perfection. Mais dans la technique du Raku c'est quasiment impossible puisque l'essence même de cet Art est de trouver la beauté dans le hazard. On peut s'en approcher, mais je je suis jamais maître du résultat final. C'est parfois frustrant, mais que de joie quand le résultat est à la hauteur de mes attentes. Bon, mais à choisir, ce serait un contenant pour une composition d'Ikébana.

 

A quoi ressemble ton quotidien ?

Je suis une lève tôt. Après un peu de « paperasse » je file à l'Atelier et je travaille toujours en musique. Je travaille lentement. Et puis il y a les jours de tournage, les jours émaillage et les jours cuisson. Le Week end c'est souvent des expositions ou des marchés artisanaux. L'Artisanat prend beaucoup de temps ; mais je sais me ménager du temps pour ma famille et moi même, c'est indispensable pour un bon équilibre.

 

Et demain ? Et après ?

Lorsque la retraite sonnera à ma porte, je ralentirai l'allure, mais je n'arrêterai pas, car je vis une vrai passion avec la terre, le feu, l'eau et l'air. Ce sont les 4 éléments qui compose le raku. La main du céramiste est le 5ème élément de cet Art.

 

Merci ;-)
 

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