Le Droit A La Belle Vie

Le Droit à la Belle Vie c’est oser faire ce que l’on aime. Pour la Créatrice tout a commencé en 2015. Naïma Sobesky a décidé de ne plus faire seulement des clauses contractuelles et financières. Elle est revenue à ses premières passions : la création de bijoux et le travail manuel.

 

Dans son atelier installé à Paris, la créatrice crée une ligne de bijoux le plus souvent colorée et toujours avec une touche de poésie. Elle s’inspire de l’élégance à la française en respectant les codes d’une mode moderne mais qui n’oublie pas son passé.

 

Chaque collection utilise des matières naturelles : argent, or, plaqué or ou argent, laiton,  pierres fines, perles de Bohême, coton, cuir, papier japonais et népalais, etc. Outre les techniques classiques de la bijouterie, la créatrice aime aussi travailler la broderie avec notamment l’art du sashiko (point de couture japonais), la soutache, le tissage de perles ou de fils avec le tissage japonais kumihino ou le macramé modernisé. Elle aime aussi explorer les possibilité offerte par l’origami.

 

En définitive chaque collection est pensée pour que fantaisie, poésie et couleur soient l’un des trois ingrédients indispensables pour Le Droit à la Belle Vie !

Bonjour Naïma, peux-tu te présenter un peu ?  

 

Il y a 4 ans j'ai choisi de changer de métier, d'adopter un mode de vie plus calme et de me consacrer davantage à ma famille. Il fallait aussi que je m'occupe de mon conjoint gravement malade et de ma fille. Revenir au travail manuel avec la réalisation de bijoux correspondait parfaitement à mes nouvelles aspirations.

 

D’où vient le nom que tu as donné à ton univers créatif ?  

Je fais du droit depuis l'âge de 18 ans. En changeant de métier je ne voulait pas renier tout ce que cette formidable formation m'a offerte avec notamment la rigueur et l'inventivité. Quand on veut créer et gérer une société, on fait forcément du droit. Il me paraissait important de garder ce lien.  Par ailleurs, quand j'ai pris ma décision de changer de métier, je n'arrêtais pas de voir et lire des reportages sur des personnes qui avaient sauté le pas. Tout le monde était d'accord pour dire que maintenant ils avaient une belle vie même si financièrement ce n'était pas facile tous les jours. Il ne me restait plus qu'à coller mon ancienne vie avec la nouvelle pour m'offrir Le Droit à la Belle Vie !


Depuis combien de temps exerces-tu ton art ?  

Cela fait 4 ans que je me suis lancée. J'ai pris 2 ans pour trouver mon style, me former, me financer et savoir si cela me correspondait vraiment.


Il s’agit d’une vocation ou tu es tombée dans la créativité par hasard ?  

 

Depuis mon enfance je fabrique mes bijoux et accessoires. Je dessine (sans beaucoup de succès), fait de la couture, brode, etc. Bien avant de me lancer professionnellement, ma maison était envahie de matériel, magazines et livres pour le loisir créatif. Maintenant que j'ai accès à toutes ces choses avec les prix des professionnels je nage dans le bonheur.

 

D’où te vient l’inspiration ?  

 

J’aime la couleur et la gamme de forme offerte par les fleurs. Dès le début de l’existence de la marque, j’ai décidé d’utiliser des matières naturelles avec des pierres ,  le bois, le cuir, du papier japonais, népalais, italien. Toutes mes recherches s’orientent donc autour de ces choix et des contraintes techniques de ces matériaux.

 

 

Quelles sont tes influences ? (personnes, environnement, autres formes d’art)    

Je regarde les tendances dans les magasines et sur Internet. Je prends des photos des gens dans la rue (je demande parfois leur autorisation pour prendre en photo un détail de leur tenue). J’essaie de comprendre les évolutions des goûts (couleurs, textures, formes, etc.). Etant dans l’accessoire de mode, je ne souhaite pas être trop en décalage avec les tenues des clientes. Une jeune marque comme la mienne doit savoir allier sa propre recherche d’originalité avec l’ère du temps. En complément de ce carnet de tendances réalisé sur papier ou sur mon ordinateur, je regarde ce que la mode a fait dans le passé. Je visite les musées et leurs librairies. Je regarde des vieux livres d’histoire de l’art, etc., pour retrouver une ambiance, un motif inspirant. Tout cela repose dans mon esprit plusieurs semaines et la dernière partie du processus de création peut commencer. Durant cette phase, mon atelier est un vrai capharnaüm et mon cahier à dessin avec les échantillons des matières grossit à vue d’œil.

 

D’où viennent tes matières premières ?  

 

Depuis 2018, mes chaînes viennent soit d'Italie soit des Etat-Unis. Mes apprêts viennent d'un peu partout : France, Italie, Corée du Sud, USA, Chine. Mes perles fines viennent d'Inde, d'Afrique, d'Amérique latine. Les perles en verre viennent de République tchèque, d'Italie ou du Japon. Trois pays reconnus pour leur excellence dans le travail du verre et du cristal.


Une ligne de conduite ? 

 

Faire plaisir aux clients. Mes modèles évoluent en écoutant les clients et les boutiques avec lesquelles je travaille. J'ai développé aussi un service après vente sans limitation de durée et ou tout est réalisé gratuitement quel que soit l'origine du problème. Par ailleurs, j'essaie de multiplier mes fournisseurs français qui fabriquent réellement en France. Je souhaite aussi développer mes achats de matière première chez des fabricants qui respectent l'environnement, qui appliquent des normes éthiques avec leur fournisseurs, etc. Mais ce n'est pas très facile car ce mouvement en est encore à son tout début dans le monde du bijoux. A l'atelier j'essaie de tendre vers le zéro déchet et le recyclage.


Peux-tu nous présenter brièvement ta collection?  

 

La première collection présentée à la boutique était assez épurée. Pour les collections à venir, je vais garder une ligne de bijoux discret et fin mais en apportant une touche de fantaisie à tout cela. Affaire à suivre.

 

Peux­-tu nous montrer la pièce dont tu es le plus fier ? Pourquoi ?    

 

Après plus d'un an de recherche du bon fournisseur, je viens enfin d'être livrée de mes premières manchettes dorées à l'or fin ou en argent avec le nom de ma marque et mon logo. Je vais pouvoir continuer à développer mes bracelets en tissage de perles et en cuir lancé il y a 3 ans mais que j'avais mis de côté pour trouver les bons supports. C'est sans doute ce que je préfère le plus faire dans mon atelier depuis que j'ai commencé en 2015. Je passe beaucoup de temps sur les livres d'arts pour faire ces bracelets. Ensuite je dessine et crée le montage sur la pièce ne métal. Une de ces pièces va faire partie d'une exposition à Marseille au printemps 2019 à la Maison de l'artisanat et des métiers d'art.

 

A quoi ressemble ton quotidien ?  

Une fois ma fille partie à l'école, je bulle une ou deux heures en écoutant la radio et lisant les journaux. Ensuite, je fais le travaille administratif  et comptable de la société et de la maison. Si je n'ai pas d'administratif à faire, je gère la communication sur les réseaux sociaux. L'après-midi et le soir sont consacrés à la créations de bijoux, à l'envoi des commandes aux clients et aux boutiques. J'essaie de ne pas travailler le dimanche

 

Et demain ? Et après ?  

 

Je souhaite développer le collectif de créateurs que nous avons lancés à l'été 2018 avec plusieurs créateurs de bijoux, vêtements, déco, etc.. Nous donnons des conseils et nous gérons plusieurs boutiques éphémères dans l'année. Nous souhaitons aussi lancer une activité d'ateliers créatifs.


Merci ;-)

Le Droit à la Belle Vie :

 

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